Le fasoliyeh, souvent aussi appelé fasoulia ou fasolia, est l’un de ces plats typiques de Jordanie que vous pouvez goûter lors de votre voyage. Du moins, si vous souhaitez déguster des recettes traditionnelles du pays et de tout le Proche-Orient car, comme nous le verrons, il est également très répandu dans les pays voisins. Dans les lignes qui suivent, nous vous expliquons ce que contient ce ragoût simple mais énergétique et, surtout, très savoureux.
Typique de Jordanie… et de bien dautres endroits
Le fasoliyeh est un plat typique de Jordanie, oui. Mais les habitants d’autres pays du Proche-Orient pourraient en dire autant, puisqu’il est également très populaire dans des pays voisins ou proches : d’autres de culture arabe, où il conserve ce nom ou celui de fasolia (Liban, Irak, Palestine, Égypte…) mais aussi d’autres à majorité musulmane, comme la Turquie ou la Bosnie, où il porte respectivement les noms de kuru fasulye et grah. Mais ce qui surprend, c’est que l’on trouve un plat similaire dans d’autres cuisines du monde, très différentes et éloignées, où l’on utilise en outre des noms très proches : fabada en Espagne, fagiolata en Italie, etc.
Que contient le fasoliyeh
Le fasoliyeh est un plat à la recette simple, facile à préparer et avec des ingrédients accessibles à tous. C’est peut-être ce qui explique son succès et sa popularité. L’ingrédient principal de ce plat est le haricot blanc, appelé frijoles dans les pays d’Amérique latine et judías blancas en Espagne, où l’on parle aussi de habas (ou fabes, dans les Asturies).
On parle parfois du fasoliyeh comme d’une « soupe de haricots blancs », puisqu’il est courant que son résultat final soit assez liquide, mais dans d’autres cas, ce bouillon se perd pendant la cuisson et la texture finale est plus épaisse, idéale à déguster avec un accompagnement sec, comme du riz ou même du boulgour.
Quant au bouillon, c’est lui qui apporte réellement la saveur à ce plat. Pour le préparer, on fait revenir des morceaux d’oignon et d’ail dans de l’huile avec du sel et du concentré de tomate ou bien de la tomate concassée, puis on ajoute de l’eau. On laisse cuire le temps nécessaire pour que les haricots soient à point, ce qui n’empêche pas de les avoir fait tremper des heures au préalable pour les attendrir. Et, comme souvent, à ce stade, ce qui apporte la touche distinctive, c’est le choix des épices, comme la coriandre, mais aussi d’autres herbes aromatiques comme le persil ou le thym. Il est également possible de l’aromatiser avec du laurier ou du céleri.
Il convient de préciser qu’il est courant d’ajouter d’autres légumes, généralement des carottes, ainsi qu’un type de viande rouge en morceaux pour donner plus de consistance au plat, par exemple de l’agneau ou du veau. Mais ce n’est pas indispensable. D’ailleurs, s’en passer en fait un plat parfaitement adapté aux véganes.
Dautres plats similaires
Après avoir lu tout cela, il est possible que ce plat vous rappelle un autre abordé sur ce même blog : en effet, le bazelleh est très similaire, à la différence que l’ingrédient principal n’est pas le haricot blanc mais les petits pois. Par ailleurs, prêtez bien attention au nom du plat, car si vous trouvez l’appellation fasoulia khadra elle fera référence à un plat très proche mais avec un autre ingrédient principal : le haricot vert.
Comme vous le voyez, ce plat populaire et très répandu au Proche-Orient présente différentes variantes. Quelle que soit votre préférée, nous vous suggérons de le rechercher dans les restaurants dAmman, de Madaba ou de toute autre ville du pays, car il est facile à trouver dans les établissements qui misent sur la tradition jordanienne comme signe distinctif. Si vous avez besoin daide pour choisir ou réserver, nos agents ou nos guides seront ravis de vous aider.